Vu les conditions météo exceptionelles, les entrepreneurs d'isolation et les enduiseurs de façades demande une dérogation pour pouvoir terminer leurs travaux dans le cadre du régime de soutien actuel à la rénovation.
« 45 à 50 degrés ! Les températures mesurées par l'opérateur dans le camion lorsque nous insufflons des isolants », selon un entrepreneur de Marche.
Les entrepreneurs de construction ont l’habitude des aléas météorologiques. Mais, cet été s'avère plus compliqué que jamais ; les températures élevées semblent être devenues la norme. Non seulement, le travail sur chantier est rendu plus pénible que d’habitude, mais surtout la pose d’enduits de façade en pâtit.
Selon les recommandations des fabricants et de Buildwise, les enduits de finition extérieure ne peuvent être appliqués qu’avec des températures comprises entre 5° et 25°, au risque de provoquer des fissures dans la finition et des infiltrations.
Avec cette fourchette largement et fréquemment dépassée cet été, les travaux ont pris du retard pour les entrepreneurs d’isolation et les enduiseurs de façades qui essaient de boucler leurs chantiers avant le 1er octobre, jour du changement de régime d’aide à la rénovation énergétique.
Ces entrepreneurs demandent aux autorités wallonnes un délai pour pouvoir réaliser leurs travaux de rénovation thermique au-delà du 1er octobre, au bénéfice des clients qui ont engagé leurs démarches sous le régime actuel de primes.
Le Cluster Eco-construction, qui a participé à cette réforme, soutient cette demande de dérogation qui permettrait de terminer ces travaux d’économies d’énergie dans de bonnes conditions.
Voir le reportage du JT de la RTBF ce mercredi 5 août 2026