La Roadmap de l'Industrie des Plastiques, des Composites et Textiles synthétiques

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Une industrie compétitive

1. Créatrice d'emplois et de sa valeur ajoutée

L’industrie des plastiques est source d’emplois et de valeur ajoutée. Concernant les membres de Plastiwin, nous représentons 2.5 milliards de CA et 10.500 emplois.

2. Contributrice à la balance commerciale positive de la Wallonie

En Wallonie, 49.2 milliards d’euros d’exportation en 2019 dont 40% pour le secteur de la chimie, des matières plastiques et des sciences de la vie. Au niveau de l’industrie des plastiques, il a été identifié une augmentation des exportations de 9.6% en comparaison à 2018. Une augmentation non négligeable mettant en lumière la contribution de l’industrie wallonne des plastiques à la balance commerciale positive de la Wallonie sachant que la part wallonne dans les exportations nationales s’établit en moyenne sur la période 2009-2017 à 16.1%.

3. Résiliente aux crises

Face aux crises financières ou encore sanitaires, l’industrie wallonne des plastiques se doit d’être résiliente. Pour ce faire, elle se doit notamment de saisir les opportunités de transition vers des modèles économiques durables, faire face au risque de délocalisation, se positionner sur des marchés porteurs. La remise en cause permanente de son business plan face aux risques internes et externes de chaque société permettra une meilleure pérennité des activités liées à la plasturgie sur le territoire wallon.


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Une industrie sociale 

1. Meilleur accès aux métiers de la plasturgie (les filles, les jeunes, les travailleurs peu qualifiés, les demandeurs d’emploi, les seniors, etc. )

L’industrie wallonne des plastiques en collaboration avec les acteurs du territoire se devra de renforcer l’accès de son marché du travail aux filles, aux travailleurs peu qualifiées, aux demandeurs d’emploi, aux seniors, etc., dans les métiers de la plasturgie.

2. Meilleur reskilling et upskilling pour les métiers d’avenir et en pénurie (STEM, numériques, innovation, économie circulaire, partage de connaissance entre les jeunes et seniors expérimentés)

La question d’un meilleur reskilling (reconvertir les salariés dont le métier actuel n’est plus d’utilité ou dont la transformation est trop brutale en leur permettant d’acquérir de nouvelles compétences) et upskilling (faire évoluer les compétences sur un métier afin de l’adapter à de nouvelles réalités) sera essentielle afin de faire face aux nouveaux challenges de la digitalisation, de l’économie circulaire et autres innovations du marché. Notamment devra être inclus la formation des salariés aux question du numérique, un meilleur partage des connaissances entre les jeunes qualifiés et les seniors expérimentés et tout ce qui concerne la mise en place de formations pour les nouvelles activités liées à l’innovation et à l’économie circulaire. Le développement des compétences en lien avec les métiers émergents et techniques (STEM) s’avérera également crucial.

3. Valorisation des atouts de l'économie sociale et de l'entrepreneuriat coopératif

L’économie sociale et l’entrepreneuriat coopératif pourrait jouer un rôle important pour renforcer l’atout social que peut jouer l’industrie des plastiques en Wallonie.


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Une industrie circulaire

1. Gestion durable des entreprises (faible empreinte carbone, pratiques de management environnemental, utilisation des meilleures techniques disponibles, circularité dans les processus de production…)

Les entreprises de l’industrie wallonne des plastiques se verront tendre vers une faible empreinte carbone au niveau de l’entreprise même, un renforcement des pratiques de management environnemental, la continuité dans l’utilisation des meilleures techniques disponibles, la circularité dans les processus de production, et tout autre moyen permettant de garantir une gestion durable des entreprises.

2. Développement de l’offre et renforcement de la demande en produits et services durables et circulaires (optimisation de la consommation des ressources, développement de nouvelles alternatives, modèles de produits vers le service…)

Le développement de l’offre en produits et services circulaires est essentiel pour atteindre en Wallonie une circularité des plastiques. La vision porte notamment sur l’optimisation de la consommation des ressources, l’éco-conception, le développement de nouveaux plastiques alternatifs dont les bio-sourcées, avec un focus sur une optimisation de l’empreinte carbone et environnementale des produits et services, l’exploration de modèles de produits vers le service (économie de fonctionnalité, économie collaborative, logistique inversée, etc…), le développement du réemploi et de la réparabilité des produits plastiques, tout en respectant strictement les réglementations en vigueur.

3. Meilleure transition « déchets-ressources » (gestion des déchets plastiques, marché des matières premières secondaires fonctionnel et pérenne, augmentation de la consommation de matières recyclées des produits….)

L’amélioration de la gestion des déchets plastiques et de ses performances économique, écologique et sociale (amélioration du tri et de la collecte, recyclage mécanique, recyclage chimique, lutte contre les dépôts sauvages, upcycling, downcycling, renforcement de la coopération entre les acteurs et émergence de nouvelles alliances) est en constante progression dans le cadre de développement collaboratif entre tous les acteurs de la chaine de valeur des plastiques.  Le développement d'un marché des matières premières secondaires fonctionnel et pérenne (donné une valeur au déchet, du déchet au ressource) et l’augmentation progressive de la teneur en matières recyclées des produits, tout en assurant leur performance et leur sécurité sont des actions clés au développement de notre industrie.


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Une industrie collaborative

1. Meilleure intégration de nos entreprises sur le territoire par une approche systémique d'économie circulaire (ex: écologie industrielle)

En tant qu’industrie, les entreprises de l’industrie des plastiques se doit de s’intégrer au mieux sur leur territoire par une approche systémique d’économie circulaire. N’hésitant pas, par exemple, à entrer dans des démarches d’écologie industrielle, dans les actions faites au niveau des parcs d’activités.

2. Renforcement de la collaboration entre tous les maillons de la chaine de valeur de l'industrie notamment par la digitalisation

L’industrie tend vers un renforcement de la collaboration entre tous les maillons de la chaine de valeur de l'industrie notamment par la digitalisation et l'apport de son expertise aux parties prenantes de sa chaine de valeur. Pour exemple, on peut citer : la circularité dans les processus de production (les symbioses industrielles, soutenir le secteur des produits biosourcés circulaires et durables, etc…)

3. Au service de ses marchés cibles

L’industrie des plastiques est une industrie qui, hors la création de valeur ajoutée dans son industrie, contribue également au développement et à la création de valeur ajoutée dans d’autres secteurs, dont les marchés cibles de l’industrie. Par exemple, les secteurs de : l’automobile, du médical, de l’environnement, du bâtiment, etc…


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Une industrie innovante

1. Meilleure utilisation des technologies numériques et techniques high-tech (internet des objets, l'intelligence artificielle, industrie du futur, plastronique, personnalisation de masse…)

L’industrie des plastiques intégrera de plus en plus dans ses processus de production et au niveau des produits plastiques, les technologiques numériques et techniques high-tech telles que l’internet des objets, l'intelligence artificielle, la plastronique, la personnalisation de masse, etc. …).

2. Amélioration de l’investissement en R&D (dont brevets) pour un meilleur positionnement sur des marchés porteurs

Afin de se positionner sur des marchés porteurs, l’industrie des plastiques devra continuer à favoriser l’investissement en R&D, notamment par une meilleure accessibilité aux programmes d’investissement.

3. Mise en place des chaines d'innovation intégrées sur la base de l'analyse des chaines de valeur

Les matériaux circulaires ont été reconnu par la région wallonne comme une stratégie importante de sa spécialisation (stratégie S3). L’industrie s’intégrera dans cette démarche et au déploiement des actions.