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Zoom sur Comet Traitements et son projet Phoenix (2013)

Transformer une vieille auto en carburant, c'est aujourd'hui possible. Avec son projet Phoenix, projet co-labellisé par TWEED et Mécatech, Comet Traitements parvient à produire différents types d'énergie en valorisant une partie des résidus qui auparavant devaient être évacués en centre d'enfouissement technique. Le 15 novembre dernier, l'usine pilote fut inaugurée à Obourg (Mons). Un projet innovant et concluant à découvrir !

 


 

Le Cluster TWEED, en tant que partenaire, vous présentait le lancement du projet Phoenix de Comet Traitements dans un précédent zoom. Il aura fallu cinq années pour que ce projet voie le jour. Le Cluster TWEED a désormais le plaisir de vous présenter ses résultats concluants !

 

Comet Traitements

La société Comet Traitements est née en 2002 et fait partie du groupe Comet - actif dans le traitement et le négoce Belge, Européen et International de métaux ferreux, non ferreux et dérivés - qui se présente comme le plus grand groupe Industriel Belge fournisseur et client de la sidérurgie belge et européenne. LOGO_COMET-TRAITMENTS-SA

Ses activités sont le traitement, la valorisation et le recyclage de résidus solides provenant du broyage ou de toute autre opération industrielle. Pour ce faire, Comet Traitements dispose de différentes unités de productions étudiées, validées et mises en place en collaboration avec Comet Recherche :

  • 2002 : traitement des résidus de broyage (shredder residue)
  • 2006 : traitement des résidus de broyage fins (< 4 mm)
  • 2008 : traitement des fractions minérales

Depuis sa création, Comet Traitements a ainsi déjà traité près d'un million de tonnes de résidus issus du broyage de matières métalliques arrivées en fin de vie : ferrailles, Véhicules Hors d'Usage (VHU), Déchets d'Equipements Electriques et Electroniques DEEE), etc.

Elle compte actuellement 65 ouvriers et une équipe de 6 chercheurs. Dans le domaine de la recherche, elle collabore avec le centre de recherche en métallurgie de l'université de Liège et le centre de ressources technologiques en chimie de l'UCL.

 

Le projet Phoenix

Qui ?

Le projet Phoenix de Comet Traitements est co-labellisé MécaTech/TWEED. Il a bénéficié d'aide au montage et de suivi de projet du Pôle MécaTech, du Cluster TWEED et d'Innovatech.

Il est constitué d'un consortium de 3 entreprises (Comet Traitements, Slegten SA Magotteaux Group, FLC Technology) et 3 centres de recherches (Université de Liège, CerTech, CRM) et un centre de formation (Campus Automobile). Son budget global est de 7,5 M€, financé à 60 % par la Région Wallonne dans le cadre du plan Marshall.

 

Quoi ?

Tel cet oiseau fabuleux, caractérisé par son pouvoir de renaître après s'être consumé sous l'effet de sa propre chaleur, le projet Phœnix, labellisé dans le cadre de l'appel « Développement durable » du Plan Marshall, en septembre 2008, par le Gouvernement wallon, permet d'industrialiser un procédé qui, sous l'effet de la chaleur générée par le processus lui-même, transforme des déchets organiques de diverses natures en matières nobles : des hydrocarbures liquides et du carbone utile en sidérurgie.

Le projet Phoenix vise le développement d'un procédé intégré, à basse température et faibles émissions, pour la valorisation globale des matières organiques contenues dans les résidus de broyage de déchets métalliques.

Il a débouché sur l'installation de l'unité pilote de production d'Obourg (Mons), inauguré le 15 novembre dernier. Ce site d'exploitation produit des carburants synthétiques par craquage catalytique de résidus de broyage générés lors du recyclage de véhicules hors d'usage, de déchets électriques et électroniques, etc.auto_240

L'unité pilote a une capacité de traitement de 250 kilos de résidus de broyage par heure et une capacité de production d'environ 110 litres de carburant par heure !

 

Pourquoi ?

Recycler en produisant de l'énergie

Une gestion responsable de nos ressources naturelles non renouvelables s'impose à nos sociétés. Les activités de recyclage de produits en fin de vie constituent un des maillons d'une telle gestion. Ces activités génèrent cependant elles-mêmes des résidus. C'est notamment le cas en Europe des 270 unités de recyclage des véhicules hors d'usage, des déchets d'équipements électriques et électroniques et de ferrailles de collecte qui chaque années génèrent près de dix millions de tonnes de résidus appelés dans le jargon résidus de broyage. Le projet Phoenix a pour but de valoriser ces derniers.4000116973670

Ainsi, outre le fait d'éviter la mise en décharge de résidu de broyage, le procédé de craquage catalytique du projet Phoenix vise l'exploitation efficace d'une nouvelle source d'énergie. La finalité du projet est en effet d'injecter directement ces carburants dans des moteurs de co-génération pour la production simultanée d'électricité et de chaleur.

Respecter les obligations européennes

Le broyage des déchets métalliques est une activité qui génère une quantité considérable de matières résiduelles, communément appelés Résidus de Broyage (RB). Ces résidus peuvent être assimilés à des « matières secondaires renouvelables » dont les gisements mondiaux sont estimés à 30Mt/an (10 Mt/an en Europe). L'exploitation de ces mines urbaines est devenue un enjeu économique et environnemental majeur pour nos sociétés. Elle permet en effet de créer des activités économiques nouvelles et créatrices d'emploi tout en évitant l'extraction de matières premières naturelles en décharge.

L'Union Européenne ne s'y est d'ailleurs pas trompée en imposant aux états membres des obligations de résultats dans des délais très courts. A titre d'exemple, les Véhicules Hors d'Usage (VHU) devront être valorisés à 95% d'ici 2015 ! Pour les Déchets d'Equipements Electriques et Electroniques (DEEE), ces taux sont compris entre 80 et 90% en fonction des catégories visées.

L'ensemble des filières développées par Comet Traitements permet d'atteindre un taux de valorisation supérieur à 90%, de loin au‐dessus de la moyenne européenne qui ne dépasse pas les 84%. Pour les seuls VHU, un taux de reyclage de 97,8% sera atteinte grâce au projet Phoenix !

 

Comment ?

Comet Traitements et Gemme ont validé un procédé composé de quatre modules de traitements successifs :

  1. L'extraction de la rouille en vue de sa valorisation comme minerais de fer de substitution pour les filières sidérurgiques traditionnelles ou comme apport de fer dans la composition du ciment.
  2. La récupération de concentrés poly‐métalliques (Cu, Zn, Pb, Sn, métaux précieux) jusqu'à des tailles de particules de l'ordre d'un vingtième de millimètre (50 μm).
  3. L'épuration de la fraction minérale en vue de sa valorisation comme sable de substitution en technique routière.
  4. La conversion catalytique des matières organiques résiduelles en carburants liquides valorisables sous forme d'électricité et de chaleur après combustion par injection directe dans des moteurs de co‐génération ; soit l'objectif du projet Phoenix.

Pour plus de détail sur le procédé, n'hésitez pas à consulter le dossier de presse Biolix (PDF - 4546kb) (projet brièvement présenté ci-après).

 

Perspectives

Le projet Biolix, bientôt concrétisé

Comet Traitements et le laboratoire GeMMe de l'Université de Liège ont développé un nouveau procédé permettant d'extraire des métaux purs (cathode cuivre, solution de sulfates de zinc, concentré de plomb et de métaux précieux) à partir de concentrés polymétalliques complexes. L'originalité du procédé repose sur l'utilisation de microorganismes (consortium de bactéries) présents dans des milieux naturels et qui ont été adaptés à un environnement industriel grâce à une collaboration étroite entre microbiologistes, métallurgistes et chimistes. Tout l'intérêt apporté par les bactéries est de minimiser l'énergie et les réactifs nécessaires pour la séparation efficace des différents métaux. Les résultats des nombreux tests de laboratoire ont conduit à la construction, au sein de l'Université de Liège, d'une unité pilote capable de traiter en continu 4 kg de matière par jour.

Les performances remarquables de l'unité pilote ont permis la levée de fonds européens qui devraient permettre la construction de la première unité industrielle capable de traiter 70.000 tonnes de résidus de broyage par an (4000 tonnes de métaux par an) d'ici début 2014.

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C'est le Projet Biolix, lancé via l'appel à projets Eco‐innovation. La construction et l'exploitation de l'unité coûteraient près de 56 M€ et assurerait une production de 28 millions de litres de pétrole brut pan an, soit une puissance équivalente de 11MW de production électrique par an, ce qui correspond à la consommation de 30.000 ménages.

Les autres projets, encore à définir

Le projet Phoenix laisse entrevoir d'autres applications dans le domaine du recyclage des métaux. Le laboratoire GeMMe étudie déjà différentes possibilités d'application au recyclage de métaux spéciaux essentiels au développement des énergies vertes. On citera notamment les métaux stratégiquement importants contenus dans les panneaux photovoltaïques ou encore les terres rares des aimants puissants de nos éoliennes.

 

Vidéos

 

Contact

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Chantiers: Du lundi au vendredi de 8h00 à 16h30

 

Coordonnées

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Siège d'exploitation + chantier Châtelet

Rivage de Boubier 25

6200 Châtelet

Chantier Obourg

Rue des Fabriques 1

7034 Obourg

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F. +32 (0)71 24 38 30

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Pierre-François Bareel

R&D Manager / Comet Traitements SA

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